LE DEGRÉ ZÉRO DE LA PEINTURE1
Malheureusement rien n’est plus infidèle que l’outil visuel du degré zéro de la peinture ;
les automatismes s’élaborent à l’endroit même où se trouvait d’abord une liberté, un
réseau de formes durcies serre de plus en plus la fraîcheur première du discours, une
peinture renaît à la place d’un langage indéfini. Les peintres BMPT2, accédant au
classique, deviennent l’épigone de leur création primitive, la société fait de leurs
peintures une manière et les renvoient prisonniers de leur propre mythe formel3.
Et n’est-ce* &/et Roland Barthes, Paris 1977
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1. Roland Barthes, Le degré zéro de l’écriture, Éditions du Seuil, 1953.
2. Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier, Niele Toroni, BMPT, 1966.
3. BMPT, Manifestation 3, Musée des Arts décoratifs, Paris, 1967.